Par Stéphanie du Moulin, fondatrice de Gallery NFT

Depuis la nuit des temps, l’art est un moyen puissant de raconter l’histoire de l’humanité. Qu’il s’agisse de fresques sur les murs de grottes préhistoriques, de toiles de maîtres ou de sculptures monumentales, l’art a toujours été le reflet de l’évolution de nos sociétés, capturant les moments clés de notre développement culturel, social et politique.
« L’art n’est pas simplement une forme d’expression personnelle, il est le témoin de son époque. Chaque œuvre raconte une histoire, celle d’un moment précis dans le temps, d’une culture, d’une émotion collective. C’est une mémoire visuelle qui, si elle est perdue, efface une partie de notre héritage commun. » – Stéphanie du Moulin
Mais à l’ère numérique, il existe un risque que cet héritage visuel se perde. L’immédiateté et l’éphémère des images diffusées sur les réseaux sociaux, les plateformes de streaming ou autres canaux numériques, ont tendance à diluer l’impact de l’art comme outil de narration historique. Contrairement aux œuvres physiques qui perdurent dans les musées et collections, les œuvres digitales, si elles ne sont pas correctement archivées et protégées, peuvent disparaître à jamais dans les tréfonds du web.
« Nous devons être conscients de cette fragilité et veiller à ce que l’art numérique soit préservé pour les générations futures », alerte Stéphanie du Moulin.
Les initiatives telles que la blockchain, qui permet de certifier et de sécuriser l’authenticité des œuvres numériques, sont des solutions prometteuses pour garantir la pérennité de ce patrimoine immatériel. Les NFTs, par exemple, permettent non seulement de posséder une œuvre numérique, mais aussi d’en conserver une trace durable, inscrite dans un registre public infalsifiable.
En tant que gardiens de cette mémoire collective, nous avons la responsabilité de continuer à encourager l’art sous toutes ses formes, physiques ou digitales.
« C’est en continuant à raconter nos histoires à travers l’art que nous garantissons la survie de notre culture et de notre identité », conclut Stéphanie du Moulin.